The Rocky Horror Picture Show a 45 ans

The Rocky Horror Picture Show a 45 ans

Don’t dream it, be it.

Dr. Frank-N-Furter (Tim Curry)

Le Rocky Horror Show est né sur la scène londonienne en 1973, création de Richard O’Brien (l’interprète de Riff Raff). A peine deux ans plus tard, enrichi du mot Picture, la comédie musicale rock ‘n roll est adaptée pour le grand écran avec une partie du casting original.

Sorti en avril 1976 de notre côté de la Manche, c’est l’occasion rêvée de revenir sur cet objet difficilement identifiable et outrageusement indémodable.

Que dire de ce film à qui n’a pas encore eu la curiosité de le regarder ? Excentrique ? Outrancier ? Osé ? (pour l’époque en tout cas)

Film-hommage aux films de science-fiction des années 50 et aux créatures de la saga Universal Monsters, opéra-rock comme seules les années 1970 ont pu en voir naître (avec l’autre pépite du genre, Phantom of the Paradise de Brian De Palma, notamment), prônant la liberté d’expression (sexuelle) et la libération de toute inhibition, le film peut apparaître au premier regard comme un melting pot chaotique (ce qu’il est assurément). Mais si l’on s’en donne la peine, on pourra vite tomber sous le charme indéfectible de cette suite de tableaux musicaux portés par des titres entraînants – The Time Warp et sa chorégraphie mythique, Meat Loaf sur What ever happened to Saturday night – ou encore par le fabuleux Sweet Transvestite entonné par un Tim Curry qui n’aura plus jamais été aussi sexy qu’en bas résilles (« I’m just a sweet transvestite from Tran Sexual, Transylvania »).

Bande annonce du film à sa sortie au cinéma (VOSTF)

Mais qu’elle en est l’histoire, finalement (même si c’est le moins important) ? Variation sur le thème de Frankenstein mâtinée de la menace orchestrée par des visiteurs d’un autre monde, avec un zeste de série B fantastique – le couple qui tombe en panne de nuit à l’approche d’un château inquiétant – un peu de sang pour faire bonne mesure et beaucoup de libertinage(s) parce qu’après tout nous sommes encore à l’époque en pleine révolution sexuelle.

Au casting, on retrouve Susan Sarandon et Barry Bostwick dans les rôles de l’ingénue Janet (« Planet, Schmanet, Janet ») et du droit Brad, le jeune couple égaré qui ne restera pas longtemps ingénu ni droit 😉 Les acolytes de Frank sont interprétées par celles qui ont créé les rôles sur scène: Patricia Quinn est Magenta et Nell Campbell est Columbia. Rocky a les traits du bodybuildé Peter Hinwood et l’acteur de théâtre Jonathan Adams interprète le Dr. Scott qui sert de narrateur au film (histoire qu’on n’en perde pas le fil…).

Il n’est pas étonnant que le film n’ait pas rencontré le succès à sa sortie car même pour cette période, son sujet et sa construction ne sont pas faits pour plaire au grand public. Pourtant, The Rocky Horror Show a rapidement séduit, aussi bien sur scène qu’à l’écran, une partie du public à la recherche de sensations différentes et d’inclusion, pour finalement atteindre le statut culte qu’il occupe toujours aujourd’hui. La version scénique continue d’être montée régulièrement dans le monde – avec dans le rôle de Frank-N-Furter des acteurs aussi surprenants que Anthony Stewart Head (le Giles de la série Buffy) ou Jason Donovan – plus récemment un épisode de la série Glee y a été consacré et un remake TV a vu le jour en 2016 avec dans le rôle principal l’actrice trans Laverne Cox (Orange is the New Black, Promising Young Woman).

Et surtout, le film continue d’être diffusé dans les cinémas du monde entier, souvent en version karaoké et interactive avec le public dans la salle. Par exemple à Paris au Studio Galande où le film est passé chaque semaine sans discontinuer depuis 1978 (!), il a fallu une pandémie pour mettre fin à ce rythme, mais le cinéma est prêt à reprendre la tradition incessamment sous peu. Un code très précis accompagne le film, en effet les participants (d’ailleurs invités depuis le début à venir déguisés, devançant ainsi la mode du cosplay) doivent se munir de certains accessoires :

  • du riz à balancer lors de la scène du mariage au début du film
  • un journal pour s’abriter de la pluie (hé oui, expérience interactive, on a dit)
  • une paire de gants en caoutchouc à faire claquer en symbiose avec Frank
  • des confettis, du papier toilette, une cloche…

Studio Galande à Paris; le groupe No Good Kids en 2017

Au Studio Galande, vous avez même droit à un double spectacle puisqu’une troupe d’acteurs amateurs, fans absolus du film, miment l’action devant l’écran en même temps que les personnages qu’ils incarnent et invitent le public à prendre part à la fête. Sentant l’embrouille venir, la cinéphile en voyage s’était planquée au fond de la salle pour profiter pleinement du spectacle 😀

The Rocky Horror Picture Show fait partie de mes films préférés. Il regroupe la comédie musicale, l’humour et l’horreur. J’ai eu la chance d’assister à un spectacle du Rocky Horror Picture Show à Paris et c’était génial ! On participe, on rit, on chante, on danse, on peut venir déguisé.e, l’ambiance y est super. C’est une toute autre façon de vivre le film.

LENA (la nièce de la cinéphile en voyage)

Si vous ne connaissiez pas déjà le film, j’espère avoir réussi à vous convaincre de le découvrir ou au moins d’en écouter la bande originale absolument électrisante.

I see you shiver with antici… pation
but maybe the rain is really to blame
So I’ll remove the cause
but not the symptom.

Tim Curry (Frank-N-Furter)
Photos : @Simply.Mad 2017 (et © No Good Kids)
Merci à Lena pour la citation et sa photo devant le cinéma 😉

Publié par Simply.Mad

Geek, cinéphile, fan de science-fiction et de bande dessinée. Aime un peu trop le chocolat.

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