Ourson très poli cherche famille

Paddington le film

Peu importe qu’il vienne de l’autre bout du monde, qu’il soit d’une autre espèce ou qu’il soit accro à la marmelade, ça m’est égal. Nous aimons Paddington, voilà pourquoi il fait partie de la famille et une famille, c’est soudé.

Henry Brown (Hugh Bonneville)

Aventures rocambolesques d’un jeune ours du Pérou le plus sombre perdu dans la capitale anglaise.

Véritable icône au royaume d’outre-Manche, l’ours Paddington est né en 1958 dans l’imagination de l’auteur Michael Bond (aucune relation avec l’espion fictif de Sa Majesté). Créateur de plusieurs livres pour enfants, c’est avec l’ours au duffel-coat bleu et au chapeau rouge qu’il obtient le succès, d’abord national et rapidement international, notamment grâce à une série télé en « stop motion ». Illustrées en noir et blanc par l’artiste Peggy Fortnum, plus tard mises en couleurs par d’autres artistes, les aventures de l’ours très poli ont donné naissance en 2014 à un film réalisé en prise de vues réelles, scénarisé et réalisé par Paul King.

Pour le film, Paddington est animé en 3D, entouré d’un casting regroupant Hugh Bonneville, Sally Hawkins, Julie Walters, Peter Capaldi et Nicole Kidman qui semble beaucoup s’amuser dans le rôle de la méchante de l’histoire. La voix de l’ours qui s’exprime parfaitement en anglais est fournie par l’excellent Ben Whishaw (qui remplace Colin Firth qui a préféré laisser la place, jugeant sa voix inadaptée au personnage).

Tourné à Londres, essentiellement dans le quartier de Notting Hill et autour du parc Primrose Hill, le film a rencontré un joli succès, il faut avouer que le divertissement familial y est doublé d’une adorable fable pleine de bons sentiments, sans verser dans la guimauve ni dans la potacherie pour autant. Succès suffisant pour justifier une suite encore plus réussie, notamment grâce à un rôle de composition pour Hugh Grant qui y est phénoménal.

Place aux lieux de tournage, donc. Venu de son Pérou natal (séquences en fait tournées au Costa Rica), notre immigrant velu se retrouve en gare de Paddington, ce qui lui vaudra son prénom. Si pour les intérieurs, c’est la vraie gare ferroviaire de Paddington de Londres qui est utilisée, pour les scènes extérieures, il s’agit en fait de la gare toute proche de Marylebone. On peut aussi voir l’ours et sa famille adoptive, les Brown, prendre le métro à la station Maida Vale Station, proche des studios Abbey Road rendus célèbres par les Beatles.

Les Brown sont censés habiter à Notting Hill dans le film, plus exactement à Windsor Gardens, mais en fait c’est la rue huppée de Chalcot Crescent proche de Regent’s Park qui est utilisée dans le film. Par contre, c’est bien à Notting Hill que la boutique de l’antiquaire M. Gruber se trouve, même carrément sur Portobello Road où se tient l’un des marchés les plus populaires de Londres. En réalité il s’agit de Alice’s, boutique d’antiquités et de curiosités qui a pignon sur rue et est reconnaissable entre tous les magasins grâce à sa façade rouge vif. Non loin de là, vous pourrez également tomber sur la librairie tenue par le personnage de Hugh Grant – encore lui – dans le film qui a rendu le quartier célèbre dans le monde entier 😉

Lorsque Paddington fugue, sa cohabitation avec le monde humain étant au début plutôt problématique, il se retrouve à Buckingham Palace de nuit et sous la pluie. Recueilli par le garde royal en poste, ce qui donne lieu à une scène amusante concernant l’utilité du chapeau surdimensionné des gardes gallois, Paddington en est chassé lors du changement de la garde. En réalité, les postes de garde ne se trouvent pas devant la grille du palais comme montré dans le film, mais bien à l’intérieur, devant la façade.

L’antagoniste du long métrage, qui ne veut pas que du bien à notre jeune ours, est jouée par Nicole Kidman, son personnage – la taxidermiste Millicent Clyde – exerce au sein du Musée d’Histoire Naturelle de Londres, l’un des plus grands et prestigieux au monde. C’est là que Paddington est attiré dans un piège d’où sa famille d’adoption va bravement venir le tirer. Ouvert en 1881, le musée regroupe notamment des collections diverses rapportées par les explorateurs de l’époque coloniale ainsi que celles de Charles Darwin (dont une statue occupe l’escalier monumental qui mène à l’étage). Le hall gigantesque abritait jusqu’en 2017 une réplique de squelette de diplodocus, surnommé Dippy par les Britanniques, celui-ci a nourri l’imagination de plusieurs générations de petits curieux et la décision de l’enlever du musée pour le faire voyager dans d’autres lieux de Grande-Bretagne n’a pas été accueillie de bon coeur par les visiteurs. C’est maintenant le squelette (vrai celui-ci) d’une baleine bleue qui orne le hall d’entrée.

Parmi les plus belles pièces du musée que l’on aperçoit dans le film, une gigantesque tranche de séquoia géant, la salle aux spécimens remplie de bocaux où gisent toutes sortes d’insectes ou d’embryons étranges – le bonheur pour les entomologistes en herbe – et la superbe salle aux minéraux où vous parcourez vitrine après vitrine de roches, des plus précieuses aux plus rares, y compris météorites et autres cristaux aux noms mystérieux.

Pour finir, le personnage de Paddington est passé à la postérité grâce à deux statues : l’une se trouve adéquatement en gare de Paddington et l’autre se trouve à Lima, Pérou.

Vous pouvez retrouver plus d’images tirées du film Paddington dans la rubrique Galerie de photos du site.

Photos : @Simply.Mad 2013 et 2014 (et captures du film Paddington sur Netflix, Studio Canal 2014)

Publié par Simply.Mad

Geek, cinéphile, fan de science-fiction et de bande dessinée. Aime un peu trop le chocolat.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :