
La Cinémathèque française rend hommage à l’icône hollywoodienne née en 1926. Un bel anniversaire à célébrer afin de (re)découvrir la modèle photo, l’actrice, la femme.
Un destin flamboyant, mais aussi tragique, qui a marqué les années 1950, son prénom est gravé à jamais au panthéon des légendes du cinéma.
Direction Paris jusqu’au 26 juillet 2026 inclus afin de découvrir l’expo exclusive.
Façonnée pour devenir la bimbo sensuelle par excellence, cheveux longs auburn changés en coupe blonde platine, grain de beauté accentué sur la joue, courbes généreuses mises en valeur, décolleté plongeant… Dans l’imagerie collective, 64 ans après sa mort, Marilyn Monroe est surtout reconnue pour son physique avantageux. Mais les fans de cinéma l’ont bien compris, personne ne rayonne autant si longtemps après sa disparition sans réel talent. Il était temps de remettre les pendules à l’heure pour le centenaire de sa naissance.
Je peux être intelligente quand c’est important, mais la plupart des hommes n’aiment pas ça.
Marilyn Monroe




Marilyn Monroe modèle de magazines et les premiers grands rôles au cinéma
Née Norma Jeane Mortenson (ou Baker selon les sources, les deux époux de sa mère) à Los Angeles le 1er juin 1926, elle prend plus tard le nom de jeune fille de sa maman Gladys comme pseudonyme lorsqu’elle devient actrice. Entre deux divorces, sa mère est un temps monteuse négatif pour un laboratoire qui travaille avec les studios de cinéma, c’est là qu’elle rencontre le bellâtre Charles Stanley Gifford, le vrai géniteur de Norma (un test ADN l’a prouvé il y a quelques années).
Ouvrière dans une usine d’aéronautique en pleine Seconde guerre mondiale, la jolie Norma est repérée par un photographe, elle devient pin-up pour des magazines et assez rapidement passe sous contrat avec la 20th Century Fox. À partir de 1946, elle apprend le métier d’actrice, enchaîne les petits rôles et attend que la chance tourne.



Le film Arrêt d’autobus, hommage à son costume par Vivienne Westwood, une partie du Diptyque Marilyn par Andy Warhol
La Fox n’ayant pas renouvelé son contrat, c’est la Columbia qui la récupère en 1947 mais ne lui propose rien de concret. C’est à ce moment que, grâce à ses connexions dans le show business, elle obtient de petits rôles dans deux grands films : Ève de Joseph L. Mankiewicz et Quand la ville dort de John Huston. La Fox la re-signe en 1950 pour un contrat de sept ans, elle y enchaîne les comédies légères dans de seconds rôles, mais son visage commence à être reconnu du public. Une certaine affaire de photos où elle posait nue à ses débuts ressurgit au moment opportun, sa cote monte en flèche et elle obtient des rôles plus importants. L’occasion pour elle de côtoyer de grandes stars et de travailler pour d’éminents réalisateurs : Barbara Stanwyck, Ginger Rogers, Claudette Colbert, Cary Grant, Richard Widmark, Fritz Lang, Howard Hawks…



Essais costumes et scénario Des hommes préfèrent les blondes, affiche et photos de Comment épouser un millionnaire
Enfin la consécration avec Niagara (1953) face à Joseph Cotten, suivi de Les Hommes préfèrent les blondes. Elle ne cessera de tourner ensuite. La star est née. Lorsqu’on lui demande dans une interview ce qu’elle porte pour dormir, elle répond « Seulement Chanel N°5 ». L’icône glamour s’est révélée.
En 1955, forte de ses succès et désireuse de choisir ses rôles, elle fonde Marilyn Monroe Productions en partenariat avec le photographe Milton Greene; elle part pour New York où elle s’installe et suit les cours de l’Actor’s Studio. De retour à Hollywood, elle décède dans la nuit du 4 au 5 août 1962, à l’âge de 36 ans.


Essais costumes pour Niagara, Marilyn par Milton Greene en 1954
Bon nombre d’artistes ont célébré Marilyn à titre posthume : Andy Warhol se lance dans le célèbre Diptyque Marilyn quelques semaines après la mort de celle-ci; Elton John lui dédie la chanson Candle in the Wind en 1973 (qu’il remanie en 1997 en l’honneur de la princesse Diana); Madonna s’inspire de la célèbre scène des Hommes préfèrent les Blondes dans son clip Material Girl en 1985; Moulin Rouge permet à Nicole Kidman de chanter en 2001 une nouvelle version du même Diamonds are a girl’s best friends; même Harley Quinn alias Margot Robbie reprend la chanson dans une scène hallucinée de Birds of Prey en 2020.



Affiche et photos, maquette de costume et robe portée par Marilyn dans Le Milliardaire
Venons-en à l’exposition, visitée début juillet en compagnie de Lena, ma nièce cinéphile, je lui laisse la parole :
Déjà une première chose à dire sur la Cinémathèque de Paris, c’est qu’elle sait faire des expos, j’en ai visité plusieurs ces dernières années et je n’ai jamais été déçue. La présentation, la proposition et l’exécution sont toujours au rendez-vous. C’est exactement pareil pour celle-ci, je l’ai adorée. Bon, je ne suis peut-être pas la plus objective car je suis une grande fan de l’icône qu’était et est toujours Marilyn Monroe.


Mais même si j’ai vu certains de ses films et que je connais un petite partie de sa vie (ce qu’on en sait à travers les média et les documentaires), des détails sont toujours inconnus du grand public.
Exposant son talent au travers d’extraits de ses films, même les moins connus, donnant l’envie de se (re)faire toute sa filmographie, démontrant une femme avec ses envies et ses motivations dans une entreprise cruelle, abordant des sujets importants tenant à cœur à l’actrice, alors qu’elle n’était considérée que comme une bimbo écervelée.


Le Parfum Chanel N°5 porté par Marilyn
L’expo m’a fait en effet découvrir des détails de sa vie que je ne connaissais pas. En déambulant dans ces pièces ancrées dans l’univers de Marilyn Monroe, on découvre des photographies de l’actrice à ses débuts, des posters de ses films les plus connus, des tenues ayant marqué ses personnages, des bouts d’interviews qui cherchaient déjà à manipuler son image… On termine avec les spéculations sur sa mort et l’inspiration qu’elle a été pour tous à travers le monde.
Posant un réel talent sur son nom trop souvent bafoué. Montrant avec respect l’icône qu’est devenue Marilyn Monroe éteinte pourtant si jeune, mais qui a marqué le cinéma et la pop culture à tout jamais. Encore bravo à l’institution française qui honore le Septième art.



Vêtements portés par Marilyn Monroe dans le privé
Pour ma part, voici ci-dessous une série de photos fantastiques où Marilyn, en pleine apogée, pose en hommage à d’autres icônes venues avant elle : Jean Harlow (la blonde platine des années 1930), Clara Bow (sex-symbol du muet), Marlene Dietrich (évidemment), Lilian Russel et Theda Bara (deux stars respectivement du théâtre et du muet). Derrière l’appareil photo, le grand photographe Richard Avedon. Ces photos iconiques ont été publiées dans le Life magazine du 22 décembre 1958, l’actrice y apparaît fortement grimée, dans des costumes sublimes, démontrant son talent de composition.
Autre photographe capable quant à elle de capturer la vraie Norma Jeane au naturel, Eve Arnold la suit sur le tournage des Désaxés en 1960, ce qui donne lieu à une série de magnifiques portraits de la blonde sublime.


Série de photos réalisées par Richard Avedon, photos du tournage des Désaxés
Découvrir d’autres expositions sur le cinéma. En particulier celles données à la Cinémathèque française à Paris.
Photos : @Simply.Mad 2026
Mots : @Bitch_bananaa et @Simply.Mad

Mille bravos pour ce reportage qui m’a replongé dans l’exposition que j’ai découverte quelques jours après son ouverture en avril. J’en suis sorti ravi également, comme beaucoup. Ce parcours à travers la filmographie et surtout l’Amérique de l’époque nous aide à mieux comprendre la femme derrière l’actrice, l’esprit d’indépendance qui bat au coeur de la star.
Juste une petite correction dans l’article : pas de Robert Mitchum dans le film Niagara, c’est Joseph Cotten. Marilyn a joué avec Mitchum dans « la rivière sans retour » qui est d’ailleurs très discrètement évoqué dans l’expo.
Vivement la prochaine 😀
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Merci ! On a sorti l’article à la va-vite avant la fin de l’expo, j’avoue, il y aurait tellement de choses à dire sur sa vie et sa carrière… Bien vu pour Niagara, je confonds toujours les deux titres, une histoire d’eau 😂
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