Heroes World 2026 à Bruxelles

Heroes Comic Con n’est plus, vive Heroes World !

Le weekend des 17 et 18 octobre 2026 a eu lieu la méga convention geek à Brussels Expo, réunissant trois salons sous un même toit : Made in Asia, GameForce et Heroes Comic Con.

Heroes World est en effet le nouveau nom de cette grande réunion de fans d’univers variés du divertissement : manga, comics, animation, musique japonaise et coréenne, jeux vidéo, cinéma et séries de science-fiction. Alors, va-t-on oublier pour autant le vénérable salon Made in Asia incorporé sous cette bannière depuis 2022 ? La réponse est bien entendu non pour ceux qui ont vécu son évolution depuis sa première édition en 2008 !

Mais ce qui importe, finalement, c’est que tout le monde y trouve son compte, quel que soit son univers de prédilection.

Statues miniatures ou grandeur nature de personnages célèbres : Goldorak, Alien et Arcane

En tant que fan de cinéma avant tout, c’est cette partie qui me motive à me rendre dans la capitale pour y vivre une journée complète loin de la réalité. Et cette année, l’organisation a frappé particulièrement fort avec son invité d’honneur : Monsieur Ralph Fiennes lui-même, un grand acteur que l’on ne présente plus, même si pour les générations les plus jeunes, il est avant tout l’ignoble Voldemort de la saga Harry Potter.

Venu à la rencontre de son public les deux jours durant, se prêtant aux séances de photos et de dédicaces, et répondant aux questions du public dans l’Auditorium 2000 de Brussels Expo (un gros avantage de ce salon par rapport à ses concurrents Facts à Flanders Expo et surtout Comic Con Brussels à Tour et Taxis).

Ralph Fiennes lors du Q&A avec le public

L’acteur-réalisateur a révélé aimer les arts, l’opéra – il vient d’ailleurs de mettre en scène son premier opéra à Paris – sa mère encourageait ses enfants à s’intéresser à l’art, à la peinture. Elle les emmenait dans les galeries d’art, au théâtre, leur faisait lire la littérature classique. Ralph a été introduit très jeune à l’œuvre de Shakespeare et il dessinait aussi. Ses parents aimaient beaucoup le cinéma également et sa mère racontait les grands films qu’ils venaient de voir quand ceux-ci n’étaient pas destinés à leur âge. Il se souvient avoir été voir son premier James Bond au cinéma quand il avait 8 ou 9 ans (lui-même ayant joué M dans 3 des films de la saga, période Daniel Craig).

Lorsqu’il a décidé de devenir acteur – son autre choix était peintre, une matière qu’il avait commencé à étudier – sa mère a été surprise car, même s’il avait joué dans des pièces à l’école et qu’il était très doué pour déclamer, il n’avait jamais montré une passion pour cet art au point d’en faire son métier. Mais bien sûr, elle a été encourageante. Son premier amour est le théâtre, à 18 ans il a rejoint une troupe amateur où il a appris le métier. Il rentra ensuite à la Royal Academy of Dramatic Art.

Ce qui le motive le plus est ce pouvoir de raconter des histoires et de se connecter aux spectateurs, c’est ce qu’il a vécu avec la saga Harry Potter et c’est ce qu’il trouve fascinant avec l’art, quel qu’il soit.

La transition au cinéma a été essentiellement technique pour lui, il a dû apprendre à faire confiance au réalisateur et à ce que la caméra capte de lui. Encore maintenant, quand il accepte de tourner dans un film, le premier jour du tournage, il ne sait pas comment ça va se passer. Est-ce que tout est prêt, est-ce que le décor est terminé ? Si ce premier jour se passe bien, alors tout ira bien.

Lui-même, en tant que réalisateur (il a dirigé trois longs métrages), il laisse ses acteurs expérimenter, trouver leur marque, jamais il ne leur dira qu’ils s’y prennent mal, il se considèrerait un mauvais réalisateur s’il parlait comme ça à ses acteurs. Il est là pour les accompagner, pour leur demander d’en donner un peu plus, peut-être, mais son rôle est de le faire de façon légère et subtile. En tant qu’acteur aussi, il apprécie qu’un réalisateur lui parle de la sorte. Il a cité comme exemple Edward Berger qui l’a dirigé de cette façon sur le film Conclave.

Il a enfin confié qu’il aimerait faire plus de comédies, il a aimé jouer dans Bons Baisers de Bruges et Grand Budapest Hotel.

Matthew Lewis, alias Neville Londubat

Le second invité, également connu grâce à la saga Harry Potter, était le sympathique Matthew Lewis, l’interprète de Neville Londubat, ami des jeunes héros de l’école Poudlard que l’on a vus grandir à l’écran.

Mattthew Lewis se prête au jeu des questions-réponses avec le public

Acteur essentiellement de télévision (il a commencé sa carrière à l’âge de 5 ans !), on a pu le voir au cinéma dans le drame romantique Avant Toi aux côtés de Emilia Clarke et Sam Claflin.

Il a entre autres joué dans les séries Happy Valley et Ripper Street, il a d’ailleurs beaucoup d’admiration pour l’acteur principal de cette dernière, Matthew Macfadyen.

Il a discuté des différences entre le tournage d’un film, d’une série et le fait de jouer sur scène, d’après sa propre expérience. Au théâtre, il apprécie de pouvoir modifier sa façon de jouer une scène d’un soir à l’autre et d’avoir l’impression que le public réagit mieux à telle ou telle variation.

Fan de football, il est supporter de l’équipe de sa ville natale, Leeds United.

Cosplay du dimanche 18 octobre 2026

Parmi les animations du weekend, on pouvait retrouver les habituels concours de cosplay, de karaoké, de danse kpop et autres quizzes divers. On pouvait aussi s’entraîner au sabre laser comme dans la saga Star Wars, tester le rollersoccer et, nouveauté originale, découvrir le métier de doubleur.euse de dessin animé !

La petite découverte du côté du catering, toujours très bien fourni en food trucks d’influence asiatique où se restaurer pendant la journée (takoyaki pour moi), fut cette année le Robot Barista Café, une machine 100% automatique dont la vitre permet de voir à l’intérieur la préparation par un bras mécanique de la boisson sélectionnée parmi une variété de cafés et de matcha. Pour 4,50€ le gobelet, une curiosité ludique à tenter.

On peut également aller à la rencontre de stars des comics américains –Garth Ennis, Jim Cheung et Ron Marz parmi les plus connus – et croiser des youtubeurs-influenceurs – parmi lesquels Louis-San. Et les amateurs de jeux vidéo n’étaient pas en reste puisque plusieurs zones leur étaient dédiés : jeux sur PC, anciennes bornes d’arcade, classiques sur consoles et confrontations d’esports en live sur la scène dédiée.

Une bien belle édition encore réussie pour l’organisateur d’événements Easyfairs (qui est aussi derrière Facts à Gand).

Vers les autres comic cons visités en Belgique.

Photos : @Simply.Mad 2026

Publié par Simply.Mad

Geek, cinéphile, fan de science-fiction et de bande dessinée. Aime un peu trop le chocolat.

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